Grâce au système du dialogue social européen (tel qu’il est défini par les articles 138 et 139 du Traité qui établit la Communauté européenne), les organisations représentant les employeurs ou les employés participent aux négociations et à la législation sur le travail à travers un processus de consultation permanente. Une distinction peut être faite entre le dialogue interprofessionnel et le dialogue sectoriel : le premier s’occupe d’une question de travail bien spécifique, telle que la sûreté ou encore le temps de travail, qui s’applique alors à tous les différents secteurs industriels ; son approche est plus généraliste et il a une plus grande valeur politique. Le second se rapporte à un secteur spécifique et traite de questions plus techniques liées à celui-ci.
Ces deux formes de dialogue social ont grandement contribué à l’établissement et au renforcement du modèle social européen. En réalité, elles ne fournissent pas seulement un cadre institutionnel permanent de discussion et de dialogue entre les forces sociales, elles contribuent à réduire les conflits et à prévenir les affrontements sociaux, mais elles représentent aussi un instrument puissant de « droit mou » (« soft law ») qui a produit plus de 300 accords légalement contraignants.
Pour plus d'information, visitez le site internet de la Commission européenne ou téléchargez la brochure de la Commission sur le Dialogue social européen.
