Marché de l'emploi européen

L'emploi des jeunes

 

En 2009, l’Union européenne comptait près de 100 millions de jeunes entre 15 et 30 ans, soit environ le cinquième de sa population totale. Les jeunes travailleurs ont souvent été parmi les premiers à perdre leur emploi pendant la crise. Ainsi, malgré une stabilisation du chômage des jeunes dans l’UE entre 2005 et 2008, le nombre des jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 ans a disproportionnellement augmenté, atteignant un total de 5,2 millions au deuxième trimestre 2010 (soit 20,4 % de la population active de cette tranche d’âge), une augmentation de près d’un tiers par rapport au début de 2008. De nombreuses études montrent que l’entrée sur le marché du travail en période de récession peut laisser des « cicatrices » durables sur la génération de jeunes concernés. Un épisode de chômage au début de la vie adulte a des conséquences négatives tant en termes d’emploi futur que de salaire.

Dans ce contexte, le Conseil de l’Union européenne a adopté une Résolution relative à un cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018). Ce document définit la mise en place d’un dialogue entre les jeunes et les responsables politiques sur les questions de politique européenne pour les jeunes. Un dialogue structuré avec les jeunes a ainsi été lancé sous le Trio de Présidence du Conseil de l’Union européenne par l’Espagne, la Belgique et la Hongrie, avec un accent particulier pendant ces 18 mois de Présidence sur l’emploi des jeunes. Le dialogue structuré implique un échange régulier entre l’UE et les jeunes, leurs organisations représentatives et des chercheurs, à travers des consultations et des conférences.

Flexicurité


La «flexicurité» est une question clé dans les discussions et les actions des politiques européennes pour l'emploi et les affaires sociales depuis environ deux décennies. La notion de flexicurité se réfère à une stratégie intégrée pour améliorer à la fois la flexibilité et la sécurité sur le marché du travail. C'et un concept qui tente de réconcilier le besoin des employeurs en une main-d'œuvre flexible avec le besoin de sécurité des travailleurs, c'est-à-dire, l’assurance qu'ils ne seront pas confrontés à de longues périodes de chômage.

En 2008, le concept de flexicurité est devenu une politique européenne du marché du travail officielle de la Commission européenne, laquelle a identifié quatre éléments pour sa mise en œuvre:
- flexibilité et sécurisation des dispositions contractuelles ; 
- stratégies globales d'apprentissage ;
- politiques actives du marché du travail ; 
- systèmes modernes de sécurité sociale.

La CEC travaille également en faveur de la flexicurité en soutenant le développement d'un projet européen sur la flexicurité lancé en Italie par Fondirigenti, en partenariat avec deux organisations membres de la CEC en Belgique (CNC-NCK) et en Grèce (HMA). Le but du projet est de diffuser de l'information et d’échanger des expériences entre les parties impliquées dans les relations industrielles sur la question de la flexicurité, et plus particulièrement au regard des services intégrés pour soutenir l'emploi et le développement des cadres et des entreprises.

LIRE LA POSITION CEC SUR LA FLEXICURITE >>>

Révision de la Directive européenne sur le temps de travail

février 2011

La Directive sur le temps de travail est une pierre angulaire de l'Europe sociale. Elle garantie une protection minimale à tous les travailleurs contre une durée du travail excessive et la négligence des périodes de repos. Plusieurs tentatives de révision de la législation européenne sur le temps de travail ont été entreprises au cours des dernières années, mais ces initiatives ont conduit à une impasse en avril 2009.

La CEC accueille favorablement l'initiative de la Commission européenne pour le développement de nouvelles mesures législatives visant à adapter les règles de l'UE à l'évolution des pratiques sur le temps de travail. Toutefois, nous sommes préoccupés par les dérogations autorisées au repos journalier, à la durée maximale hebdomadaire de travail, à la durée du travail de nuit et à la période de référence, qui inclut les managers.

La CEC recommande de fixer des règles contraignantes au niveau européen et de clarifier les points libres d'interprétation. Le champ d'application de la dérogation à la directive doit être défini avec précision.

Cliquer ici pour lire la réponse CEC à la consultation européenne.