Un leadership plus courageux pour des lieux de travail durables

Le Sustainable Leaders’ Summit du 2 décembre 2022 a accueilli une riche journée d’échanges sur l’attractivité et la durabilité des lieux de travail. Plus que jamais, nous avons besoin de leaders courageux qui accordent un espace aux échanges importants. Avec des niveaux record de stress et de démissions, il s’agit de repenser le concept des organisations. Un objectif, une participation et un impact durable sont ce à quoi s’attendent de nombreux travailleurs, et particulièrement les jeunes générations.

La conférence a commencé par une introduction sur le leadership durable par Jacob Mayne avec des études de cas de dirigeants qui ont pris en charge leur impact et vécu leurs valeurs. « Qu’il s’agisse de la COP27 ou de la COP15 – l’écart entre la réalité et l’ambition met en évidence le besoin urgent d’un leadership durable », a rappelé Jacob Mayne, qui a co-conçu le programme de formation des leaders durables.

Au cours de la première table ronde, les participants ont discuté de la manière de rendre les lieux de travail à nouveau attractifs. Wim Gabriels, Directeur du réseau des étudiants Erasmus, a souligné que les jeunes veulent avoir leur mot à dire sur leur avenir, notamment avec une gouvernance plus ascendante. François Hommeril, Président de la CFE-CGC a exhorté les dirigeants à repenser leur modèle économique pour un impact positif. Enfin, Silvia Pugi, directrice RSE de ManagerItalia, a souligné l’importance d’offrir aux jeunes des opportunités de développement professionnel.

Le panel de l’après-midi a débattu de la responsabilité des partenaires sociaux pour rendre les nouvelles méthodes de travail plus durables. Christiane Misslbeck des employeurs danois a souligné qu’un monde du travail en évolution exige un certain niveau de flexibilité de la part des travailleurs et des employeurs. Le Président de la CEC, Maxime Legrand, a appelé les partenaires sociaux à dialoguer et à façonner le monde du travail de demain – du niveau européen au dialogue social au niveau de l’entreprise.

Le Sommet s’est terminé par le discours très inspirant de Michelle Holliday. Aujourd’hui, de nombreux lieux de travail souffrent de cultures toxiques, d’épuisement professionnel et de manque de motivation. Dans ce contexte, son discours a exploré comment les dirigeants et cadres peuvent permettre à la vie de prospérer sur les lieux de travail. « Nous pouvons voir les lieux de travail comme un terrain d’exercice pour développer des communautés plus cohérentes et soudées, capables de naviguer à travers les crises existentielles auxquelles nous sommes confrontés », a-t-elle souligné. Pour aider les dirigeants à assumer leur rôle de coordination pour des lieux de travail prospères, elle a partagé son modèle pratique pour engager les discussions sur la passion, le sens et la pratique au travail.