Répondre à la question du « comment » pour gérer le changement climatique

Bien qu’aujourd’hui tout le monde parle de durabilité, nous ne consacrons que très peu de temps à la question de savoir comment la transition sera réellement façonnée et par qui. Or si dans la stratégie européenne 2050 « Une planète propre pour tous » aux objectifs de développement durable, les objectifs sont importants et positifs, la contribution du travail et des cadres tout particulièrement est mise de côté. Comment peut-on assurer des progrès significatifs en termes d’avenir durable si la plupart d’entre nous continue de travailler dans des structures héritées du XIXe siècle ? Et comment notre impact peut-il être réduit si les cadres et travailleurs ne sont pas formés à la durabilité ? Ce sont ces questions, mais aussi d’autres, qui ont été soulevées le 17 juin à Bruxelles lors du débat de la CEC sur le leadership durable.

Au cours de l’événement, les parties prenantes présentes – des représentants des institutions européennes, des partenaires sociaux européens et des organisations de la société civile – se sont rencontrées pour discuter de quelle manière la gestion pouvait contribuer efficacement et à long terme à de meilleures performances environnementales, sociales et économiques. Après un message de bienvenue du Président de la CEC, Ludger Ramme, Jean-Philippe Steeger, Responsable des affaires européennes et de la communication à la CEC, a présenté un document, le premier en son genre, intitulé « Guide du leadership durable » à l’intention des cadres.

Dans un cadre unificateur, ce document a pour but d’apporter des réponses aux divers défis systémiques – tels que la perte de biodiversité ou l’épuisement professionnel – pour que les cadres puissent les transformer en des opportunités stratégiques et économiques. En associant activement les divers défis au sein de son propre marché et au-delà et, en adoptant une approche conceptuelle, de nouvelles synergies et sources de revenus peuvent être générées. Au lieu de se demander simplement « quel » est le niveau de performance de l’entreprise ?», il faut d’avantage se poser la question « comment » il est mis en place. Cela peut conduire à des structures d’entreprise adéquates, un apprentissage continu et des pratiques de leadership attentives à ces défis.

La deuxième partie de la session était consacrée à deux allocutions prononcées par des experts reconnus, suivies d’un débat en panel et d’un échange avec le public.

Au cours de sa présentation, Martin Porter (Cambridge Institute for Sustainable Leadership, CISL) a dressé un portrait du système économique de demain, qui s’appuiera sur le respect des frontières planétaires et s’exprimera au sein de structures en réseau ciblées auxquelles contribueront les acteurs économiques. La CISL, elle-même, a créé des structures de soutien pour ce type d’innovation en ouvrant des centres d’expertise ciblés sur le contenu et des plates-formes collaboratives.

Panel (de gauche): Fredrik Gustafsson, Martin Porter, Jean-Philippe Steeger, Martin Rich

La deuxième contribution importante été apportée par Martin Rich (Fondation FutureFit), qui a expliqué la logique et le contenu du « Future Fit Benchmark». Cet outil pratique aide les managers à développer un modèle d’entreprise solide et durable, capable de répondre aux questions stratégiques fondamentales telles que « Quels sont les besoins de la société auxquels nous répondons ? » Et « Quelles sont nos compétences-clés ? ». Concrètement, cet outil aide les entreprises à réduire les dommages qu’elles produisent actuellement, pour parvenir ensuite à un impact réellement positif.

Enfin, Fredrik Gustafsson, expert en relations publiques et en communication chez Ledarna, organisation membre de la CEC, a donné des conseils utiles aux cadres sur la manière de communiquer sur les questions de durabilité dans leur entreprise. Selon son expérience, le principal problème est que la plupart des cadres ne sont pas informés des performances de leur entreprise en matière de développement durable, ce qui les empêche quasiment de communiquer sur cette question avec leur personnel et les parties prenantes externes. Lorsqu’ils ont plus de connaissances, les cadres hésitent souvent à rendre compte avec humilité mais honnêtement des progrès de l’entreprise, aussi minimes soient-ils. « On ne résoudra pas tous les problèmes immédiatement, mais de nombreuses petites décisions positives aboutissent à un changement substantiel », a conclu Martin Rich.

Vous pouvez télécharger la présentation PowerPoint de l’événement et l’invitation.

Vous souhaitez en savoir plus ? cliquer sur : benchmark FutureFit et Rewiring the economy (CISL)